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 Le Patrimoine

Le château du Clos

Ancienne propriété des seigneurs de La Garde, le château du Clos était connu sous la dénomination de château Samson. Il fut vendu par le baron de La Garde à Pierre Toucas, négociant à Toulon, en 1751. Le bâtiment principal flanqué de quatre tours a été remanié plusieurs fois,au point de perdre son caractère primitif. Il a appartenu à la famille du sénateur Dupuy-de-Lome. Le château a été occupé, en 1948, par le Centre féminin d'apprentissage et aujourd'hui, c'est un foyer d'hébergement accueil Fémina.

L'ancien hôtel de ville

Le premier hôtel de ville était situé dans l'ancien hôpital du Saint-Esprit, il fut totalement brûlé par les troupes du duc de Savoie, en 1707, lors du siège de Toulon. Le Conseil de la Communauté s'installait alors, dans cette maison qui appartenait à Henry-Masseillais, le 9 octobre 1707. Le local fut restauré et embelli en 1729 (date inscrite sur le fronton de la porte). Les édiles gardéens s'y sont réunis jusqu'en 1884. Dans la salle commune se tenait aussi l'école des garçons.

L'ancien moulin à vent seigneurial

L'ancien moulin à vent seigneurial faisait partie d'un ensemble, avec aire et maison de meunier. Aujourd'hui il est Improprement appelé "pigeonnier". Déjà en ruine en 1794, il ne fonctionnait plus depuis bien longtemps. Il a été restauré durant les années 70.

Le clocher de l'église de la Nativité

Le clocher, de base carrée, se termine en plate-forme avec parapets et il est percé de fenêtres plein cintre. Les quatre cloches, qui ont été posées depuis 1887 furent baptisées. Elles portent toutes une inscription après les indications historiques d'usage :
• Pie IX étant pape,
• F. Terris évêque de Fréjus et de Toulon
• Charles Jauffret curé
• T. Maurel fondeur à Marseille 1876.
Leur prénom de baptême respectif est le suivant :
• Au nord, Thérèse est "la voix du seigneur dans mes oreilles". Le parrain : Auguste Fournier et la marraine Thérèse, Laurence, Honorée Vial.
• Au sud, Isabelle est "la voix du seigneur dans toute sa puissance". Le parrain : Pierre, Marie, Gustave, comte d'Audiffret et la marraine Isabelle Montane comtesse d'Audeffret.
• A l'est, Félicie est "la voix douce du seigneur". Le parrain : André Pelicot, avocat, et la marraine Félicie Aubert Hains.
A l'ouest, Marie est "la voix du seigneur dans toute sa splendeur". Le parrain : Eugène Blanc, maire de La Garde et la marraine Marie Mistral Castellan.

La fontaine dite " La pompe "

Cette fontaine à pompe fut construite, en 1834, sur l'emplacement du Bon Puit par décision municipale, monsieur Laurent Agarrad, notaire, étant maire de La Garde. Elle a été érigée près d'un des deux puits qui alimentaient en eau potable le vieux village depuis le Moyen-Âge.

Le château-fort de Sainte-Marguerite

Pons de Fos, seigneur de La Garde, fit construire au XIe siècle un castel à Sainte-Marguerite. La famille Fos en resta propriétaire jusqu'au 10 avril 1212 où les droits seigneuriaux passèrent à Etienne, évêque de Toulon. Plus tard, l'évêché le donna en échange à Honoré de Castelane, en 1478, puis il fut vendu à Pierre de Thomas, en 1527. Il restera dans la même famille jusqu'en 1767. Les occupants du château-fort de Sainte-Marguerite se défendirent vaillamment, en 1707, face aux troupes du duc de Savoie lors du siège de Toulon. Dès septembre 1793, le fort fut occupé par les troupes républicaines du général Lapoype qui fermaient, à l'Est, le dispositif du siège de Toulon livré aux Anglais. Ses canons aidèrent le Romulus à échapper à la poursuite des navires anglais le 13 février 1814. Les Forces françaises libres livrèrent de violents combats autour du fort pour la libération de Toulon. Aujourd'hui, l'antique Castrum a pratiquement disparu, il est devenu un fort militaire, siège du Cross-Med.

La chapelle de Sainte-Marguerite

Edifiée dans la première moitié du XVIIe siècle, restaurée en 1775, La chapelle de Sainte-Marguerite a été paroisse jusqu'en 1789 avant d'être vendue comme bien national en 1798. Le dernier propriétaire François-Mistral, négociant en vin, l'a cédée gracieusement en 1807 à Monseigneur Champion de Circe, évêque d'Aix et Arles, pour qu'elle soit exclusivement destinée au culte catholique. Elle fut érigée en chapelle de Bon Secours, en 1868. Laëtitia Bonaparte, mère du futur empereur, y venait prier en 1793.

La chapelle Saint-Charles Borromée

Cette chapelle funéraire néogothique a été érigée de 1850 à 1852 par Thérèse Pauline Lagotellerie pour servir de tombeau à son époux Charles Farnous. Elle fut construite sur les plans de l'architecte B. Fontaine. Sur la façade, on remarque les statues de Sainte Thérèse, à droite, et de Charles Borromée, à gauche. Dans le tympan le bas-relief représentant Charles Borromée soignant les pestiférés de Milan, en 1537, est l'œuvre du sculpteur Pradier ainsi que la déconcertante Pietà dans la sanctuaire. La chapelle Saint-Charles Borromée a appartenu à Victor Clappier en 1870, qui la légua à l'archevêque de Digne. Elle fut sauvée de la destruction décidée par les Allemands, pendant la guerre, grâce à l'énergique attitude du curé Davignon. Elle a été achetée pour le franc symbolique, par la municipalité, en 1984.

La chapelle Saint-Maur

La chapelle Saint-Maur a été fondée dans la première moitié du XVIIe siècle sur l'emplacement d'un oratoire dédié depuis des temps immémoriaux à Saint-Maur, en un lieu où, selon la tradition, des Gardéens maltraitèrent le Saint en 542 alors qu'il passait par là avec ses compagnons. Cette chapelle provisoire fut fréquentée pendant 50 ans de 1778 à 1828. Il n'en reste rien, sauf les chapiteaux plats du portail saillant à peine d'une paroi dans la maison au devant. La chapelle reçut le buste reliquaire de Saint-Maur le 22 avril 1714, offert par le seigneur de Monthusson. La chapelle fut complètement détruite, en 1834, car elle menaçait ruine.

L'ancienne salle Mussou

Premier local de la Fanfare Mussou acheté par six membres de l'association, le 21 août 1896, pour permettre aux musiciens de se réunir, après que le maire Eugène Blanc les eut privés d'un lieu de répétition à la suite d'un conflit. M. Grégoire Laure avança la somme nécessaire à cet achat et reçut une rente viagère. Jean Aicard, qui défendit ardemment l'association fut nommé président d'honneur, le 5 septembre 1896, le jour de l'inauguration. L'immeuble fut revendu le 17 octobre 1931 pour payer une partie de l'actuelle salle Mussou. On peut admirer le beau balcon en fer forgé orné d'une lyre, emblème de l'association, ainsi que deux petites lyres sur chaque angle.

L'ancienne église Notre-Dame (XIIe siècle)

D'architecture romane de transition, L'ancienne église Notre-Dame s'intégrait parfaitement dans le système défensif du village. Ancienne église paroissiale Notre-Dame jusqu'en 1782 et lieu de sépulture des seigneurs de La Garde, elle fut agrandie, en 1480, par la chapelle Saint Jean-Baptiste, au Nord, (aujourd'hui disparue) et la chapelle ogivale Notre-Dame de l'Annonciade, au Sud, où Elisabeth de Forbin fonda une chapellenie en 1537.Elle était à l'origine surmontée d'un lourd clocher que le curé Martin fit abattre au cours de sa restauration en 1866, car il menaçait de tomber. Elle a été entièrement dévastée, en 1793, lors du siège de Toulon. Le poète Jean Aicard la sauva du pic des carriers en la faisant classer monument historique en 1916. Elle fut restaurée de 1983 à 1989 et sauvée une nouvelle fois grâce à la mobilisation de la population, de la municipalité, des associations gardéennes, après un décrochement de plusieurs tonnes de rocher.

L'ancienne prison

Au cours des siècles, l'ancienne prison a servi de lieu d'incarcération pour différentes personnes. Citons pour exemple deux faits importants : En 1721, lors de l'épidémie de peste, on y enferma une femme de Toulon vêtue de vieilles hardes ainsi que son enfant. Ils y restèrent 40 jours. Le 10 septembre 1792, on y emprisonna le Comte de Rochemaure, Major général de la Marine, avant d'être victimé à Toulon.

Le château de Passis

Le château de Passis, un très bel hôtel seigneurial du début du XVIIe siècle acheté en 1748 par Charles Joseph Paul de Thomas, dernier baron de La Garde, à la famille Marck-Tripoli-Panisse-de Passis. En 1700, le château renfermait l'auditoire et le greffe de justice de paix subalterne. Dans l'entrée, sur le portique on remarque les armoiries primitives de la famille de Thomas. Pendant la guerre, la bâtisse appartenait au peintre Dieudonné Jacobs.

L'église de la Nativité de la Vierge

L'église de la Nativité de la Vierge a pour patron secondaire Saint Maur. Sa façade est de style Louis XV et l'intérieur d'ordre toscan. Un plan fut tracé par Honoré Vaccon, en 1778, et mis en exécution par l'architecte toulonnais Joseph Bourgarel. La direction des travaux fut confiée, en 1784, à Vottier, ingénieur de la ville de Toulon. Dévastée par les armées révolutionnaires lors du siège de Toulon, elle servit d'écurie et même de champ de tir. Abandonnée jusqu'en 1822, elle fut restaurée et rendue au culte en 1828. Elle renferme le buste reliquaire de Saint Maur, en bois doré, du XVIIIe siècle et les bas reliefs de la chaire à prêcher du peintre Bernard Senequier. Son clocher a été coiffé d'un campanile en l'an 2000.

La chapelle Sainte Agathe

En 1580, la chapelle Sainte Agathe appartenait déjà à la famille Bousquet. Jean-François, avocat et consul de Toulon, fonda avec sa fille Suzanne une chapellenie sous le vocable de Notre-Dame-du-Bon-Refuge, le 28 juillet 1653. Tous les jours des messes y étaient dites à l'aube. Messire Honoré Puget en fut le recteur en 1692, l'abbé Andisson en 1727, l'abbé Lion en 1757 et l'abbé Donat en 1761. Aujourd'hui, c'est une habitation privée.

La fontaine publique

La population réclamait depuis plusieurs années l'élément le plus nécessaire à la vie : l'eau, dont elle manquait surtout en été. Par décision municipale du 17 février 1861, l'exécution des travaux de construction de cette fontaine publique fut votée, ainsi que la demande d'un financement par un emprunt remboursable en 29 ans. La fontaine et la galerie souterraine qui l'alimentait depuis la caraire du "Pas de Méounes" furent construites de 1861 à 1867.

Le lavoir public

Construit en 1949 à la place de l'ancienne maison Astrologin, qui a été détruite en août 1944 pendant la libération de La Garde, le lavoir public a son histoire. Il n'était réservé à personne en particulier, chacun pouvait y laver son linge, mais il fallait respecter des règles strictes de bon usage pour utiliser les deux bacs à laver et à rincer. Si les opérations de lavage étaient très pénibles, " les Bugadières " oubliaient leur fatigue en racontant des histoires vraies ou fausses, et souvent des blagues. C'était en quelque sorte le forum du vieux village.

Le local du Piquet

On y pesait les grains dans le village en vue d'obtenir une taxe commune : le Piquet. Après qu'une assemblée de notables se soit réunie pour remettre les cahiers de doléances aux Grands électeurs, des Gardéens en colère contre la vie chère se révoltèrent le 22 mars 1789 et mirent le feu au local qui fut détruit. Pour calmer ce premier acte révolutionnaire, le sieur Vitton, maire, fixa le prix des denrées alimentaires. Les manifestants eurent gain de cause. Un édit du roi en date du 23 août 1789 portait amnistie aux Provençaux qui avaient pris part aux troubles. Il était trop tard la Révolution était en marche. Ce local a également servi de salle de classe pour les garçons.

 

L'hôtel de ville

Construit à l'initiative de la municipalité d'Eugène Blanc, sur les plans de l'architecte du Département, l'entrepreneur S. Barthélémy fit réaliser la construction de L'hôtel de ville. L'édifice comportait en son centre la mairie, flanquée à droite de l'école des garçons et à gauche de celle des filles. Les élèves y furent accueillis pour la première fois le 29 juin 1884. Le bâtiment dans son ensemble fut réceptionné le 25 novembre 1884. La lumière ne parvint dans les logements des instituteurs qu'en 1917.

L'oratoire Saint-Maur

Ce petit édifice en pierre d'appareil réglé a été construit à la fin du XVIIe siècle, le plan de son massif est un rectangle de 90 cm sur son côté le plus long, sa hauteur est de quatre mètres.
L'oratoire Saint-Maur était auparavant situé sur le bord de la propriété de M. Gaillard, ancien maire de La Garde, sur le début de l'avenue Abel Gance, à gauche en allant vers Toulon.
La population s'y rendait en procession pour les rogations. Il a été déplacé et reconstruit ici même en 1981. On remarque deux petits anges sur la partie cintrée. Une guirlande de fruits et de feuillages ainsi qu'une tête d'ange sous la niche, qu'on peut encore deviner, l'ornaient.

L'hôpital du Saint-Esprit

Vers la fin du XIIe siècle, le pape Innocent III fonda, à Rome, un hôpital pour les pauvres sous l'invocation du Saint-Esprit. La plupart des villes et villages de Provence eurent leur hôpital dès le début du XIIIe siècle. Les seigneurs de La Garde en firent construire un, l'hôpital du Saint Esprit, près de la rue de La Brèche. En 1657 la municipalité racheta l'hôpital pour en faire la maison commune. Il fut incendié par les troupes du duc de Savoie en 1707. Un autre hôpital fut construit ici-même. Défiguré par de nombreux remaniements il devint bureau de bienfaisance et une partie servit d'école jusqu'en 1839.

La place Justin-Mussou

A l'origine place du Piquet, elle fut le théâtre d'une violente révolte populaire en 1789. En novembre 1892 le maire Eugène Blanc déclara : "j'ai l'honneur de vous demander de donner le nom de Justin Mussou à la place du Piquet pour perpétuer la mémoire de l'homme qui a organisé et dirigé pendant plus de 30 ans un corps de musique dans notre pays." Justin Mussou fut le fondateur en 1851 de la première association gardéenne qui s'appelait alors la Société d'Apollon. En 1888 après la mort de son chef président, elle prendra le nom de Fanfare Mussou puis Harmonie Mussou en 1996.

Les seconds remparts

La population du village s'étant accrue au XVe siècle, on constuisit des maisons en dehors des premiers remparts, puis le village fût entouré d'une nouvelle enceinte non fortifiée, c'est-à-dire d'un simple mur, appelée les seconds remparts. La longueur développée de cette forme trapéenne est de 865 mètres environ et sa surface approche les 4 hectares, au sein de laquelle sept portes y donnaient accès :
1. Saint-Maur
2. Bon Puits
3. Sainte-Agathe
4. Pigeonnier carré
5. Puits d'Hyères
6. Vieille Calade
7. Sainte-Anne

La porte Ouest des premiers remparts

Les premiers remparts constituaient au XIe siècle, une forte enceinte irrégulière affectant dans son ensemble une figure circulaire dont le diamètre était d'environ 150 m. En plusieurs endroits ils dépassent les 8 m de haut et leur épaisseur voisine les 1,50 m. Des deux portes donnant accès au village, il ne subsiste plus que celle-ci, la porte Ouest des premiers remparts dite "Porte du couchant", très bien conservée. On remarque ses gonds de pierre sous mamelons, mais creux, pour recevoir les pentures de la porte de bois qui protégeait la ville. On voit à gauche les meurtrières qui servaient à défendre l'entrée.

La tour de l'horloge

Adossée au mur du premier rempart, la tour de l'horloge fut construite en 1777 par l'entrepreneur Angaurran de Toulon sur une partie de maison appartenant à Joseph Gasquet. L'horloge et le campanile furent fabriqués par Petitjean, maître-serrurier et horloger à Signes. La cloche fut fondue dans le jardin de Maur Grué par Galopin, fondeur à Aix. Brisée par un éclat d'obus lors de la libération, en 1944, c'est l'entreprise Donat Charles de La Garde qui la remplacera par l'actuelle, fondue à Annecy par les établissements Pacard. Le campanile y perdit la girouette millésimée 1777. L'actuel cadran de 1856 est l'oeuvre d'un certain Vanderbergh, horloger à Toulon.

La tour sud-ouest du château

C'est l'unique vestige, avec quelques pans de muraille, de ce qui fut l'ancienne demeure des seigneurs de La Garde. C'est parce que la tour sud-ouest du château fut transformée en moulin à vent dans les années 1820 qu'elle se dresse encore fièrement aujourd'hui. L'épaisseur de ses murs est de 2 m à la base et son diamètre hors d'ouvre de 8 m. La construction du château est antérieure au XIIe siècle, son plan formait un quadrilatère irrégulier flanqué de trois tours rondes. Deux citernes creusées au milieu de la cour recevaient les eaux de pluie. La partie habitable était composée d'une vingtaine de pièces meublées et décorées d'une cinquantaine de tableaux. Le château fut habité par les descendants des Thomas jusqu'en 1792.

 

 

La porte Est des premiers remparts dite "Porte du levant"

Les remparts qui défendaient le village au Moyen Âge sont formés de grosses pierres d'andésite de couleur bleu-verte, disposées en assises régulières dans le parement. Dans le massif, des pierres de toutes formes et de toutes grandeurs sont noyées dans du mortier devenu aussi dur qu'elles. Les pierres de grès ont été extraites sur place, mais d'après la tradition, le sable apporté à dos de mulet par les habitants, proviendrait, en partie, de la plage de l'Almanarre à Hyères. A cet emplacement se trouvait la porte Est des premiers remparts dite "Porte du levant".

Le vieux colombier seigneurial

De bonne construction, Le vieux colombier seigneurial existait déjà en 1580. Son diamètre à la base hors d'ouvre est de 7 mètres, sa hauteur de 5 mètres. En 1885, on pouvait encore y voir, contre la paroi circulaire, un très grand nombre de logettes en plâtre pour les pigeons. Il était intégré dans les seconds remparts. D'autres pigeonniers subsistent sur le territoire communal : l'un au Centre de vacances sans hébergement Henri-Wallon, l'autre dans le quartier de La Planquette.

 

Le puit d'Hyères

Situé au départ de l'ancien chemin qui allait de La Garde à Hyères, le puit d'Hyères a été construit avant 1580. Son diamètre dans l'ouvre est de 2,10 mètres et sa profondeur de 7 mètres. Sa paroi est entièrement en pierres d'appareil réglé. En 1894, il fut doté d'un lavoir attenant et d'une pompe manuelle avant d'être restauré en 1990. On prétend que ce puits ne tarit jamais, même pendant les périodes de sécheresse.

Le Fougau

Le groupe folklorique de La Garde a été créé en 1963 dans le cadre de l'Amicale laïque, puis baptisé La Farigouleto le 26 mai 1966. Devenu autonome en 1970, le groupe acheta et aménagea ce bâtiment qui lui sert depuis de siège et qu'on nomme " Le Fougau ". De nombreuses manifestations de culture provençale s'y déroulent et, en particulier, la foire aux santons pendant le mois de décembre.

Les Restanques

Les Restanques étaient l'ancienne propriété de Jean-François Bousquet, syndic et consul de Toulon en 1634, qui la tenait de ses aïeux bien avant 1584. Elle fut vendue à Olive Marius, maire de La Garde de 1857 à 1868, avant de devenir la propriété des familles Nepetto-Mauche. Elle fut achetée par Madame Julien qui la transforma en auberge en 1958. Ce fut pendant longtemps une propriété viticole dont le domaine s'étendait au-delà de la voie ferrée. Redevenue habitation privée, elle héberge, dans l'ancienne cave, le Musée de la vigne et du vin de l'association "Les Gardéens de vieille souche".

La cave coopérative vinicole

En 1884, le vignoble provençal fut détruit dans sa presque totalité par le phylloxéra*. Quelques années plus tard on procéda à sa reconstruction sur des plants porteurs américains. En 1905, le vin s'accumula de nouveau dans les cuves mais sa mévente provoqua la misère chez les viticulteurs. Afin d'absorber les excédents des récoltes les vignerons gardéens firent construire cette cave coopérative, en 1908. Le territoire viticole s'étendait sur plus de 3000 ha pour atteindre, dans les années fastes, une production de 17 000 hl apportés par près de 300 vignerons. En 1962, une dernière extension des locaux abrita une machinerie modernisée Cependant, malgré de nombreuses initiatives pour lui permettre de survivre, la cave coopérative cessa toute activité en 1996. Le bâtiment a été racheté par la municipalité dont une partie abrite aujourd'hui les archives municipales, un projet de centre dédié à l'art plastique étant à l'étude pour la seconde moitié.

* formes radicicoles - qui vient sur les racines - d'un puceron américain dont les piqûres sur les jeunes racines provoquent la mort du pied.

La salle Justin-Mussou

Les membres de l'association souhaitant disposer d'une salle assez vaste pour y organiser diverses manifestations, le terrain appartenant à M. Julien fut choisi pour l'édifier. Celui-ci consentit à le vendre à moitié de sa valeur et M. Georges Elluin fit don de la somme d'argent nécessaire à cet achat. La construction fut confiée à l'entreprise Gatty qui consentit de larges facilités de paiement. L'association contracta un emprunt et organisa diverses actions pour le financer. La salle Justin-Mussou a été inaugurée officiellement le 27 octobre 1927. Pendant des décennies elle a été le lieu privilégié de toutes les manifestations culturelles, artistiques, festives et conviviales des Gardéens. Elle appartient toujours à l'Harmonie Mussou.

   

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