GÉNÉRATION CINÉMA
Publié le mardi 10 février 2026 - La Garde – Var
Fin janvier, les élèves de la spécialité cinéma-audiovisuel du Lycée du Coudon passaient de l’écrit à l’image. Immersion dans une épreuve du baccalauréat qui se joue en plan serré.
Un cinéma plongé dans le noir, un pacte faustien, une guitare maudite... Ce jour-là au Rocher, on tourne : Cybille, Loan et Luca, 17 ans, règlent une scène décisive de leur court-métrage. Ils ont moins de 10 minutes pour raconter une histoire, imposer une atmosphère, affirmer une vision. Leur choix ? Un huis clos psycho-fantastique où une musicienne, brisée par un accident, scelle un pacte aussi séduisant que diabolique. Elle retrouve son talent, mais à quel prix ? Spoiler : tout finit bien. Au casting : Emy et Fanny, en terminale elles aussi, spécialité théâtre.
Le bac en grand écran
La section cinéma mobilise 36 élèves de terminale, deux professeurs (Marie-Hélène Giannoni, Colette Colangelo) et de nombreux intervenants professionnels, avec le soutien de la Délégation régionale académique à l'éducation artistique et culturelle (DRAAC). Écriture du scénario, tournage, montage, post-production : ici, la curiosité est le véritable moteur ; on apprend en faisant. La technique sert le regard, non pas l’inverse.
Penser, créer, défendre
À l’écrit du bac, les élèves composent sur la culture et l’écriture cinématographiques. À l’oral, ils présentent leur film. L’œuvre n’est pas jugée pour elle-même ; les élèves sont évalués sur l’analyse de leur propre démarche, leur capacité à anticiper le regard du spectateur, à débattre... En jeu : l’esprit critique. Une chose est sûre : pour s’inventer, le cinéma n’attend pas le nombre des années.




